Le 6 Octobre dernier, on apprenait la disparition d’un grand nom du Theatre et Cinema français : Wladimir Yordanoff. Retour sur cette figure emblématique.

 

Bien connu des cinéphiles… D’autres se souviendront de son visage, celui qui reflète son air grave et attentiste ainsi que ses expressions figées. Tout ces qualificatifs témoigneront de son empreinte laissée à la comédie française.

D’origine Bulgare, ce natif de Monaco, fils de violoniste, décida malgré lui de tirer sa révérence à 66 ans. Sans prévenir personne, ni lui-même, il mis un clap de fin silencieux à 40 ans de carrière.

Formé au conservatoire national d’arts supérieurs, il commence à côtoyer les planches en 1974. Il exerce ses premières tirades sous la direction du metteur en scène Stuart Seide avec qui il collaborera pendant de nombreuses années.

 

Abonné aux seconds roles, il fait sa premiere apparition au cinema dans Danton d’Andrzej Wada (1982). Il y côtoiera notamment un certain Gérard Depardieu. Proche de réalisateurs et réalisatrices tels qu’Agnes Jaoui ou Cedric Klapisch, ces derniers conforteront le personnage qu’il est. Parfois agaçant ou agacé. On le retrouve dans quelques chefs d‘oeuvres tels que : Un air de famille (1994), Le gout des autres (2000), L’auberge espagnole (2002), ou bien Polisse de Maiwenn en 2011, dans lequel il y incarne un chef de division autoritaire. Certaines de ses apparitions pouvaient paraître redondantes, nombre de ses personnages possédaient les memes traits. 

 

Mais quand un réalisateur faisait intervenir Wladimir Yordannoff dans un scénario, il ne recherchait certainement pas la polyvalence. Bien au contraire. La sincérité, le jeu vrai, parfois fermé, parfois discret voire colérique, à l’instar d’un Jean-Pierre Bacri, ou d’un Francois Berleand. On notera que ces comédiens-là, ont leur role dans le sang puisqu’ils ne s’incarnent qu’eux-mme. Aussi vrais soient-ils, le trait légèrement exagéré mais au jeu toujours juste et authentique et au capital sympathie extraordinaire.

 

À l’heure de l’actorat superficiel et éclectique, ces caractères suscitent l’attachement du grand publique. Mais également l’admiration de bon nombre de cinéphiles et amateurs de théâtre. Il était cependant l’heure pour lui de mettre un terme à toute cette fantaisie. Apres une dernière apparition dans le prochain OSS 117 de Nicolas Bedos. Une maladie fulgurante l’emporta et son agence relaya la nouvelle.

Cet amoureux de la comédie, à la carrière remplie, nous laisse un vide qui sera désormais difficile de combler.

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