4.0 out of 5.0 stars

 

Lucky Luke hérite d’une plantation de coton en Louisiane. Accueilli comme l’un des leurs par les autres propriétaires terriens ségrégationnistes, il devra se battre pour redistribuer équitablement ses richesses aux fermiers noirs de la région. Il sera dans son combat épaulé par d’inattendus alliés : les frères Dalton, et sa route croisera également celle de Bass Reeves, personnage historique et premier marshal noir de l’Histoire des Etats-Unis.

 

En lisant les premières cases de la bande-dessinée, on constate que l’histoire est très moderne et d’actualité, qui a une résonnance plutôt particulière. Le scénariste Jul explique qu’il travaillait sur le scénario bien avant l’affaire George Floyd et le mouvement Black Lives Matter. La sortie de ce nouvel album du “lonesome cow-boy” est un pur hasard du calendrier.

 

Paru le 23 octobre dernier, ce 81ème album (Oui oui !) est centré sur la ségrégation raciale. C’est la première fois depuis la création de la BD que les afro-américains sont mis en avant dans une intrigue où il retrouve par hasard la route des célèbres Dalton qui cherchent à mettre la main sur son héritage, mais également de son vieil ami Bass Reeves, premier marshal noir et autre legende de l’Ouest, qui vont lui prêter main forte dans cette nouvelle aventure dans le sud des Etats-Unis face au Ku Klux Klan à la fin du XIXème siècle.

 

Difficile de ne pas trop en dévoiler car la bande-dessinée regorge de petites références liées à la culture et à l’histoire des Etats-Unis. Jul a d’ailleurs utilisé le language Cajun et ses expressions pour donner de la crédibilité au récit de ce nouvel album. Et quel bonheur de voir un nouveau Lucky Luke se réapproprier les mythes et une partie de l’Histoire par le vecteur de la comédie. Pour finir, il est inconcevable de ne pas parler du dessinateur Achdé qui signe là son dixième album de Lucky Luke et fort de constater qu’il est le digne héritier de Morris dans sa manière de croquer les personnages.

 

Véritablement cocktail explosif de l’homme qui tire plus vite que son ombre, Un cow-boy dans le coton s’avère plus intéressant et plus abouti qu’Un cow-boy à Paris paru en 2018, même si on aurait aimé en voir un peu plus.

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