En 1978, un brillant ingénieur du centre national d’études spatiales (CNES) est nommé au service d’étude des phénomènes extraterrestres. Certain que tout est explicable par la science, il va être chargé d’enquêter sur des phénomènes paranormaux. 

 

 

Alors qu’il y a plus d’un an les aventures de Guillaume Debailly au « Bureau des légendes » prenaient fin, Canal+ nous laisse aujourd’hui entrer dans un nouveau bureau d’origine française : le groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés, plus communément appelé le Gepan. Pour le personnage principal, Didier Mathure (Melvil Poupaud), l’année 1978 est synonyme de descente aux enfers. Avec sa femme, Élise (Géraldine Pailhas), il co-dirige le programme de lancement de la fusée française « Diamant ». De longues années de recherche qui vont se solder par un double échec : Le divorce du couple va être suivi par l’explosion de la fusée au décollage. C’est ainsi que Didier est muté à la tête du Gepan, service du CNES dont personne ne connait vraiment l’existence.

 

C’est au sein de ce service qu’il va faire la rencontre de son équipe, que l’on n’hésitera pas à qualifier d’excentrique. Véra (Daphné Patakia), jeune femme idéaliste et rêveuse parlant couramment l’Esperanto, Rémy (Quentin Dolmaire), un bénévole qui excelle en informatique et Marcel (Michel Vuillermoz), le moins extravagant de la bande, morose depuis le départ inexpliqué du prédécesseur de Mathure. Cette fine équipe est donc prête à partir à la recherche d’explications rationnelles à des faits exceptionnels. Au fur et à mesure des enquêtes, l’esprit cartésien de Didier Mathure s’heurte à des faits qu’il ne parvient pas à expliquer. Le scepticisme scientifique de l’ingénieur va alors laisser place au rêve. Présence extraterrestre ou manipulation de l’armée ? Mathure va découvrir que les réponses ne sont finalement peut-être pas toujours les plus simples. 

 

Le plaisir que l’on prend à regarder les 12 épisodes de la saison 1 (la fin laisse fort à présager une 2e saison) est dû aux multiples forces de la série. Tout d’abord, l’ambiance de la France à la fin des années 1970 est délicieuse. De Giscard au tout jeune Spielberg, des costumes cintrés et leurs pantalons pattes d’eph aux innombrables moustaches, en passant par l’expression « chiotte » que Mathure ne peut s’empêcher de prononcer à chacune de ses péripéties, le décor est posé. La bande originale vient s’y ajouter. Elle est entièrement composée pour l’occasion par l’artiste Thylacine, son style disco se superpose parfaitement à l’action. L’intrigue est très bien amenée, les épisodes s’enchainent avec facilité. Antony Cordier met en valeur un très bon casting (Jean-Charles Clichet, Nicole Garcia) et amène le spectateur d’un bout à l’autre de la saison sans qu’il ne s’en rende compte.

 

Le message que les scénaristes (Clémence Dargent et Marti Douaire) font passer est très beau, voire poétique. Ces derniers ne se contentent pas d’une comédie burlesque sur fond de conquête de l’espace. L’humour est léger, les dialogues sont fins. Tout repose sur la force que mettent les personnages à croire ou non en l’existence d’une autre forme de vie. Une croyance qui peut, parfois, dépasser la science. Une série qui, de son ciel étoilé, viendra illuminer ce sombre début d’année.

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